Que signifie être immunodéprimé ?
Être immunodéprimé, c'est vivre avec un déficit immunitaire, ce qui signifie que le système de défense de l'organisme est affaibli et peine à lutter efficacement contre les infections.
Qu'est-ce qu'un déficit immunitaire ?
Un déficit immunitaire se définit comme un dysfonctionnement du système immunitaire, rendant l'organisme plus vulnérable aux infections et aux maladies. Ce phénomène peut être classé en deux catégories principales : les déficits immunitaires primitifs et les déficits immunitaires secondaires.
Le rôle crucial du système immunitaire
Notre système immunitaire nous protège de tout ce qui est extérieur à notre organisme comme les agents pathogènes.
Les défenses naturelles du corps humain orchestrent une réponse précise et coordonnée face à ces menaces. Cette protection s'organise de deux façons :
- les barrières physiques comme la peau et les muqueuses,
- Des cellules spécialisées à l'intérieur même du corps humain.
Les globules blancs de type lymphocytes jouent un rôle majeur dans cette défense en produisant des protéines nommées anticorps. Ceux-ci reconnaissent et neutralisent les éléments étrangers avec une précision remarquable. La mémoire immunitaire permet ensuite de conserver une trace de chaque infection combattue.
Quels sont les types de déficits immunitaires ?
Diagnostic : comment savoir si je suis “immunodéprimé” (atteint d'un déficit immunitaire) ?
Les principaux signaux d'alertes sont :
- La survenue d'infections répétées et inhabituellement sévères, particulièrement des infections ORL et respiratoires qui durent anormalement longtemps ou qui résistent aux traitements standards.
- Une fatigue persistante et anormale, diarrhées chroniques ainsi qu’une perte de l’appétit voire une perte de poids
- Des épisodes de fièvre inexpliqués plus ou moins associés à de l'auto immunité.
- Des infections cutanées ou des mycoses récurrentes
- Une cicatrisation ralentie des plaies
- Des antécédents familiaux d’anomalies du système immunitaire
Face à ces manifestations, surtout si elles sont associées ou persistantes, une consultation médicale est conseillée pour réaliser un bilan complet, incluant notamment un bilan sanguin de contrôle d'immunité.
Face aux symptômes évocateurs, le médecin prescrit une série d'analyses sanguines pour évaluer chaque composante du système immunitaire.
Numération Formule Sanguine (NFS) avec numération lymphocytaire : La NFS fournit des informations sur le nombre et les caractéristiques des cellules sanguines, notamment les globules blancs. Le phénotypage lymphocytaire, qui évalue le nombre de lymphocytes, est particulièrement importante car ces cellules jouent un rôle central dans la réponse immunitaire. Un nombre anormalement bas de lymphocytes peut orienter vers un déficit immunitaire cellulaire.
Dosage des immunoglobulines (IgG, IgA, IgM) : Cet examen mesure les taux sanguins des différentes immunoglobulines qui jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire. Un déficit en une ou plusieurs de ces immunoglobulines est souvent le signe d'un déficit immunitaire humoral.
Sérologie post-vaccinale et/ou post-infectieuse : Cette analyse permet d'évaluer la réponse immunitaire de l'organisme suite à une vaccination ou à une infection. Une absence de réponse immunitaire ou une réponse insuffisante peut témoigner d'un dysfonctionnement du système immunitaire.
La recherche des mutations génétiques peut également s'inscrire comme une étape clé du diagnostic. Le séquençage de l'ADN offre aujourd'hui des résultats en quelques semaines, contre plusieurs mois auparavant.
Quels sont les traitements disponibles pour les déficits immunitaires ?
Il existe plusieurs moyens de traiter un déficit immunitaire selon la nature et de la sévérité du déficit immunitaire.
Dans certains cas, un traitement préventif ou curatif par antibiotiques sera suffisant pour protéger ou guérir des infections les plus fréquentes
D’autres patients auront besoin d’avoir un traitement substitutif par des perfusions régulières d’immunoglobulines. Ces composants sont des médicaments dérivés du sang, et plus précisément du plasma récolté lors des dons de sang ou de plasma.
Dans des cas plus rares, les équipes médicales peuvent décider de recourir à une greffe de moelle osseuse ou à une thérapie génique.
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