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Qu'est-ce que l'insuffisance respiratoire ?

L'insuffisance respiratoire résulte d'une mauvaise oxygénation du sang, et se manifeste par un essoufflement, des difficultés à respirer et une grande fatigue. L'insuffisance respiratoire correspond donc à une incapacité du système respiratoire à apporter suffisamment d'oxygène dans les organes et à éliminer correctement le gaz carbonique.

Définition de l’insuffisance respiratoire

La respiration est une fonction vitale car c'est elle qui fournit de l'oxygène à tout le corps et élimine le gaz carbonique de l'organisme. Certaines maladies affectant l'appareil respiratoire, telles que les allergies ou la bronchite, conduisent à des problèmes de respiration désagréables et empêchent les poumons d'assurer de manière satisfaisante ces échanges gazeux, entraînant une mauvaise oxygénation du sang (également appelée hypoxémie) et, in fine, une insuffisance respiratoire. La gêne respiratoire engendrée peut avoir des conséquences métaboliques en altérant le métabolisme cellulaire et conduisant à une augmentation de la production de radicaux libres.

La respiration repose sur deux fonctions :
  • la ventilation, assurée par la pompe respiratoire qui fait appel aux muscles respiratoires, au thorax et au rachis,
  • l'hématose, qui a lieu dans les alvéoles pulmonaires, et qui correspond aux échanges gazeux d'oxygène et de dioxyde de carbone entre l'air contenu dans les poumons et le sang.

La respiration (assurée par les fonctions inspiratoires et expiratoires) correspond donc à l'inhalation d’oxygène et l’expiration permettant d’éliminer le dioxyde de carbone. La fonction respiratoire peut être améliorée par l’activité physique. 

Focus

Comprendre la respiration et l'insuffisance respiratoire

L’insuffisance respiratoire chronique correspond à l’incapacité du système respiratoire à apporter suffisamment d’oxygène et à éliminer correctement le gaz carbonique.

En savoir plus
La respiration

La vie (au sens biologique) dépend beaucoup de l’oxygène qui peut être considéré comme un carburant pour les cellules de notre organisme. En fonctionnant, la cellule consomme de l’oxygène et produit du gaz carbonique. Pour assurer le réapprovisionnement en oxygène et l’élimination du gaz carbonique nocif, il faut une intégrité du poumon où se situe la zone d’échange des gaz.

  • À l’inspiration, tel un soufflet de forge, l’appareil respiratoire prend l’air enrichi en oxygène dans l’atmosphère.
  • À l’expiration, le soufflet thoracique rejette le gaz carbonique produit par notre organisme.

Le soufflet thoracique nécessite l’intervention de certains nerfs, muscles et la rigidité des os du thorax. Ce sont les muscles qui tirent sur la cage thoracique pour en agrandir le volume (inspiration), ce qui permet à l’air de gonfler les poumons. Le relâchement des muscles engendre la réduction du volume de la cage thoracique et l’expulsion du gaz carbonique (expiration). Ce processus s’appelle « ventilation ».

L’insuffisance Respiratoire

En présence d’anomalies de l’appareil respiratoire, il apparaît plus ou moins rapidement un manque d’oxygène et un excès de gaz carbonique dans le sang. Le manque d’oxygène et l’excès de gaz carbonique significatifs ont pour conséquences :

  • un essoufflement
  • une fatigue importante
  • une accélération du coeur et/ou
  • des oedèmes des jambes.
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Les deux types d'insuffisance respiratoire

On distingue deux formes d'insuffisance respiratoire selon l'origine de ce trouble : l'insuffisance respiratoire obstructive et l'insuffisance respiratoire restrictive.

L'insuffisance respiratoire obstructive

L'insuffisance respiratoire obstructive résulte d'une obstruction partielle des voies aériennes, en particulier un rétrécissement du calibre des bronches qui réduit le débit de l'oxygène apporté à l'organisme. Trois maladies pulmonaires sont principalement à l'origine de cette obstruction, qui provoque un manque d'oxygénation du sang : la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO ou bronchite chronique), l'asthme et l'emphysème.

L'insuffisance respiratoire restrictive

L'insuffisance respiratoire restrictive est, quant à elle, due à une diminution de la capacité pulmonaire qui peut être provoquée par :

  • une altération de la pompe respiratoire (causée par une scoliose, une obésité ou une myopathie par exemple),
  • par une atteinte pulmonaire
  • par une atteinte des centres nerveux contrôlant la respiration (due à des maladies neurodégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson ou à un traumatisme des vertèbres).

Ces trois phénomènes réduisent les volumes d'air inspirés et expirés, altèrent l'hématose et sont responsables d'une mauvaise oxygénation du sang.

 

On parle d'insuffisance respiratoire chronique (IRC) lorsqu'elle se développe lentement, et d'insuffisance respiratoire aiguë lorsqu'elle s'installe brutalement, lors d’une crise d’asthme intense ou suite à une infection pulmonaire par exemple.

Mécanismes et causes de l'insuffisance respiratoire chronique

Si vous souffrez d'insuffisance respiratoire chronique (IRC), votre hématose est incomplète. Cela signifie que vos poumons ne sont plus en mesure de fournir suffisamment de dioxygène (ou oxygène, O2) à votre organisme, ni d'évacuer correctement le dioxyde de carbone (CO2). Votre sang est alors mal oxygéné. Plusieurs facteurs peuvent en être à l'origine :

  • les maladies neuromusculaires rencontrées en pédiatrie, telles que la myopathie de Duchenne, la mucoviscidose ou la sclérose latérale amyotrophique
  • le syndrome d'obésité hypoventilation, observé chez les personnes dont l'indice de masse corporelle (IMC=rapport du poids sur le carré de la taille) dépasse 35,
  • la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), elle-même due au tabac, à la pollution et au vieillissement. La BPCO est dûe à une inflammation des voies aériennes et notamment des parois du tissu bronchique et se caractérise souvent par l’émission d’un sifflement lors de la respiration.

Insuffisance respiratoire suite à une infection au coronavirus

Le coronavirus, responsable de la Covid-19 et aujourd’hui d’actualité, est responsable de l’infection de milliers de personnes en France et dans le monde. La plupart des personnes qui le contractent développent une forme asymptomatique ou légère de la maladie, avec des symptômes relativement légers ressemblant à ceux d’une bronchite : fièvre, gêne respiratoire, mal de gorge et toux fréquente. La prise de médicaments antalgiques et du repos peuvent alors suffire au rétablissement du malade. Les individus présentant des symptômes légers, mais qui sont par ailleurs en bonne santé, doivent se soigner chez eux.

Dans ses formes cliniques graves, qui concernent entre 5 et 15% des personnes infectées, la Covid-19 entraîne la sensation d’être essoufflé, avec des douleurs ou une sensation oppressante dans la poitrine. Ces formes aiguës sont souvent associées à des facteurs de risques connus. Il y a en effet une augmentation des cas graves en fonction de l’âge du patient. Les cas graves sont également plus fréquents chez les diabétiques et en fonction d’autres paramètres tels que l’obésité, l’hypertension ou des problèmes cardiaques ou pulmonaires notamment chez les fumeurs.  
Cette situation clinique peut parfois nécessiter une intervention médicale urgente voire la prise en charge du patient dans un service de réanimation. Si vous présentez des symptômes graves, consultez immédiatement un professionnel de santé. Avant de vous rendre chez votre médecin ou dans un établissement de santé, contactez-les toujours par téléphone.

En cas de difficultés respiratoires comme un manque de souffle au moindre effort ou lors de la prise de parole, appeler le 15 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).

Les symptômes de l'insuffisance respiratoire

L'insuffisance respiratoire entraîne une mauvaise oxygénation du sang, qui se manifeste principalement par des difficultés respiratoires (ou dyspnée), un essoufflement et une fatigue survenant pour des efforts, même très minimes.

Cette sensation de perte de souffle lors des exercices physiques peut être le premier signe d’une insuffisance respiratoire. Des examens médicaux de pneumologie permettent dès ce stade d’évaluer l’état de l’appareil respiratoire, notamment par l’exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) menée par un pneumologue. Ces tests d’expiration forcée peuvent détecter précocement une éventuelle insuffisance et encourager ainsi la prévention par un travail physique de réhabilitation respiratoire.

D'autres symptômes peuvent compléter le tableau, selon la gravité et l'avancée de l'insuffisance respiratoire, notamment en cas d'insuffisance respiratoire chronique et avoir un retentissement négatif en termes de qualité de vie: insomnie, sueurs, maux de tête, troubles de l'humeur (irritabilité, anxiété...), cyanose des extrémités (coloration bleue des doigts et des lèvres)... Ce dernier symptôme doit encourager à consulter son médecin traitant ou les professionnels de santé en charge du dossier médical, car il peut être le signe d’un syndrome de détresse respiratoire aigüe (SDRA), parfois de survenue brutale. En effet, le SDRA peut dans certains cas être sévère et nécessiter une ventilation mécanique en soins intensifs.   

Les conséquences de l'insuffisance respiratoire

Naturellement, l'organisme va chercher à s'adapter à cette situation et compenser le manque d'oxygénation du sang et sa distribution dans les organes. Ceci va avoir pour effet d'élever la tension au niveau des artères pulmonaires (hypertension artérielle pulmonaire) conduisant à une augmentation de la pression sanguine mesurée en millimètres de mercure (mmhg).. Une insuffisance cardiaque droite peut alors se développer, engendrant une tachycardie et des problèmes de circulation pouvant générer des œdèmes des membres inférieurs (gonflement des jambes et des chevilles). Si l'état s'aggrave encore, une insuffisance cardiaque gauche peut apparaître. Le cœur ne peut plus alors assurer correctement ses fonctions, aggravant les difficultés respiratoires et la fatigue.Trop sollicité, le cœur fatigue, avec un risque de crise cardiaque (ou infarctus du myocarde) si le patient n’est pas pris en charge rapidement. C'est alors un véritable cercle vicieux qui s'installe, puisque l’infarctus du myocarde peut alors conduire à l’apparition d’un oedème pulmonaire et à l’aggravation de la pathologie initiale d’insuffisance respiratoire. Alerter son médecin dès les premiers signes pourra peut-être éviter de développer une forme sévère d’insuffisance respiratoire et éviter l’installation de ce type de complications physique..

Sans traitement, l'insuffisance respiratoire peut évoluer vers une détresse respiratoire.

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