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Regard sur l’accès aux soins des patients diabétiques

L'année 2021 marque les 100 ans de la découverte de l’insuline par le chercheur canadien Sir Frederick Grant Banting. Grâce à de nouveaux outils technologiques et de nouvelles approches thérapeutiques, vivre avec un diabète s’est simplifié ces dernières années. La journée mondiale du diabète est l’occasion de mettre en lumière l’accessibilité aux soins de ces maladies chroniques qui rythment la vie de plus de 3,5 millions de personnes en France.  

A cette occasion, nous avons interrogé la responsable paramedicale ORKYN', Tania PALMIERI, sur l’accessibilité aux soins pour les patients diabétiques.  

“Bonjour Tania, pourrais-tu nous rappeler les différences entre le diabète de type 1 et celui de type 2 ?” 

Effectivement, il existe deux types de diabètes. Le diabète de type 1(DT1) et le diabète de type 2 (DT2). On pourrait dire que ce sont deux maladies distinctes.

Le diabète de type 1 est le moins répandu puisqu’il ne représente que 10 % des cas. C’est une maladie auto-immune: les cellules productrices de l’insuline dans le pancréas sont détruites par un mécanisme de reconnaissance anormale de la part du système immunitaire.  La destruction de ces cellules productrices d’insuline se traduit par un manque d’insuline pour compenser les apports glucidiques et donc par une élévation de la glycémie (hyperglycémie).

La survenue d'un diabète de type 1 est brutale et le diabète est diagnostiqué lors de l'apparition de symptômes liés à l'hyperglycémie, la moitié des cas se déclarent avant 20 ans. L’insuline doit être alors apportée par injections quotidiennes, voire pluri-quotidiennes.

Quant au diabète de type 2, il représente 90 % des cas totaux de diabètes. Il est lié à l'interaction de plusieurs gènes de prédisposition et de facteurs environnementaux (alimentation, sédentarité…). Il se caractérise par une production insuffisante d'insuline, ou une production d'insuline de mauvaise qualité. L’insuline, en devenant insuffisante ou inefficace, provoque une augmentation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie). La particularité du DT2 réside dans le fait que les patients ne présentent aucun signe clinique avant plusieurs années. Le diagnostic se fait donc généralement tardivement,parfois fortuitement (âge moyen de découverte: 65 ans), Le DT2 survient généralement après 40 ans. L’hyperglycémie est alors installée depuis longtemps et des complications peuvent être déjà présentes.

“Quels sont les enjeux d’accéder aux soins pour les patients DT1 et DT2 ?”

Il faut savoir que chacun des deux types de diabètes a des enjeux qui lui sont propres. 

L’enjeu du patient diabétique type 1 est de trouver un équilibre glycémique, grâce à des apports insuliniques bien adaptés à ses besoins. Contrôler sa glycémie plusieurs fois par jour, adapter les apports insuliniques selon les repas, l’activité physique, l’état physique, ceci pour maintenir sa glycémie dans les objectifs fixés par le diabétologue est un enjeu fort pour les patients. La gestion de la maladie génère une charge mentale.

L’évolution des traitements est porteuse d’espoir pour les patients: nouvelles insulines, capteurs de glycémie, pompes à insuline avec arrêt prédictif d’une hypoglycémie, et les toutes nouvelles boucles fermées. Ces nouveautés visent à améliorer la prise en charge du diabète de type 1 et à améliorer la qualité de vie des patients. 

Pour les patients DT2 l’enjeu est tout autre. Le premier objectif est de dépister plus précocement cette  maladie silencieuse. Le plus souvent, le diagnostic est fait lors d’une consultation sans lien apparent avec la maladie ( médecine du travail, ophtalmologie, bilan cardiaque ou rénal, bilan sanguin...), ou lors de la survenue d’une complication (infarctus, atteinte de la rétine...). La seconde difficulté réside dans l’acceptation de la maladie et du traitement qui implique aussi de mettre en place d’autres règles de vie (alimentation équilibrée, activité physique). 

Aujourd’hui, des techniques comme l'éducation thérapeutique permettent de motiver le patient. Des outils permettent d’accompagner le patient dans l’observance de son traitement et dans son optimisation (capteurs de glycémie et plateforme de transfert de données). Ils permettent aux diabétologues et à Orkyn' de simplifier la vie des personnes diabétiques en leur garantissant un suivi optimal de leur maladie.

“Si on se concentre sur le diabète de type 2 (DT2), quels sont selon vous les points clés pour rendre le traitement plus accessible et améliorer la qualité de vie du patient ?”  

Le fait que le DT2 soit silencieux pose de véritables problèmes de diagnostic. Néanmoins, les campagnes menées par la fédération des diabétiques et l’Assurance Maladie sensibilisent la population. Pour ce qui est du traitement en lui-même, il a beaucoup évolué: le patient est davantage impliqué grâce à l’éducation thérapeutique, aux nouveaux traitements médicamenteux, aux techniques de surveillance de la glycémie.

Pour tous les patients qu’ils soient diabétiques de type 1 ou 2, les technologies actuelles visent à réduire l’impact sur la qualité de vie du patient au quotidien. Le traitement par mise sous pompe ambulatoire proposé par Orkyn' s’accorde avec la dynamique de trouver les meilleures solutions pour faciliter l’adhésion au traitement.

“Comment les patients vivent-ils l'arrivée d’un traitement DT2 dans leur parcours de vie ?” 

On note que le respect du traitement est complexe dans le cas d’un patient Diabétique de Type 2. Celui-ci doit réapprendre à vivre avec la maladie mais surtout doit introduire de nouvelles habitudes de vie : ré-adapter son alimentation aux règles d’hygiène alimentaire, introduire ou renforcer une activité physique régulière. De nombreux professionnels sont disponibles pour accompagner les patients à établir cette nouvelle routine de vie, à commencer par les infirmiers conseil Orkyn’. Des coachs sportifs ou des diététiciens peuvent venir en complément apporter leur soutien, leurs méthodes et leurs conseils. C’est également notre rôle en tant que prestataire de santé à domicile que de faciliter le lien entre ces acteurs de santé et le patient.  

Merci Tania 

 

Témoignage de Oliver, patient diabétique sous pompe à insuline